la ronde des saisons


il y a la ronde des saisons
comme le mécanisme d'un vieux manège désuet mais réglé comme du papier à musique
ça va, ça vient et ça repart pour un autre petit tour
les saisons défilent, mais ne se ressemblent pas,
chargées de leur brics à bracs d'aventures, de petites misères, de tribulations et de lots de sensations.
je m'y suis habituée à cette ronde cyclique,
je restais sur le quai, bien immobile en attendant à chaque fois le passage d'une nouvelle saison.
et comme dans une gare ferrovière, les départs et les arrivés s'enchainaient à un rythme cadensé.
je regardais, parfois, ahurie, la vitesse à laquelle se faisaient ces mouvements, dépassée par les évements.
il y en a eu pas mal, des vas et viens, et des viens, vas sans reviens, certains même plus défitinifs que d'autres, la faucheuse oblige.
et je ne savais, si je devais m'en réjouir

il faut dire que j'ai un vilain mais très vilain défaut, je hais les départs de tout genre et je prends un malin plaisir à retourner le couteau dans la plaie en n'essayant pas de lancer au loin ce foutu sentiment, résidu d'un comportement puéril d'enfant mal sevré sans doute. :)

avec l'âge, je me rendais compte qu'il était inutile d'arrêter ces flux migratoires,
c'était la ronde et il n'y avait rien à faire, d'autant plus que certaines "désertions" étaient parfois plus que souhaitées.
je viens de me rendre compte (il était sacrément temps) que le passé doit reposer, là ou il est et que malgré mes efforts titanesques à vouloir le reproduire, rien n'y fait

j'ai continué à rester sur mon petit quai mais j'ai jeté au loin mon petit ours en peluche.
j'ai compris que moi aussi je pouvais migrer, partir vers de nouveaux horizons en me détachant tout simplement.

un évenement datant d'une semaine m'a conforté dans ma nouvelle résolution.
j'ai fini par faire le premier pas vers une amie de longue date, tombée en disgrâce il y a des années.
l'incompréhension, la colère, le ressentiment puis l'indifférence ont pris place à tant de moments partagés, tant de fous rires, tant d'affection.
en la revoyant après tant d'années, je ne comprenais pas pourquoi fallait il rester sur des positions idiotes, obsolètes et complétement ridicules à mes yeux, aujourd'hui.
avec bcp de recul et de remise en cause (oui, ça m'arrive), j'ai compris que l'erreur était partagée et que je n'avais pas insisté pour avoir une bonne et franche discussion.

les départs existent certes mais certains retours aussi.
et cela m'a rempli d'un sentiment d'aise.
les êtres, c'est comme les saisons, ça peut parfois resérver de très jolies surprises et de belles éclaircies.

pour ceux qui ont pris le chemin du départ ou en voie de,
bon vent les amis, c'est sans regret.
pour ceux qui se décideront un jour à refaire le premier pas, je peux deja commencer à faire quelques pas de mon côté.

jolie fille du Sud, rebienvenue dans ma vie, et j'espère être la bienvenue dans la tienne.
à de nouvelles saisons et de nouvelles aventures.

5 ripostes trèès percutantes:

SELMA 10 décembre 2007 à 17:44  

il est génial ce blog

lasnumberone 10 décembre 2007 à 20:05  

il faut laisser le passé dans l'oubli, et l'avenir à la providence. Sauf que parfois on prend un plaisir intense à ruminer notre passé... Parceque nous ne pouvons jamais l'oublier, il fait partie de nous. Bizzzzzzzzz

Mils 10 décembre 2007 à 22:21  

c'est un bon signe ..

ulyssen 11 décembre 2007 à 09:33  

comme un karoussel c'est ca mariouma ... looooooooool

mariouma 11 décembre 2007 à 15:48  

@selma
merci :)

@lassss
je finirais bien par l'enterrer un jour
et le meilleur reste à venir

@mils le plus dur a été fait

@ulyssen
oui, c'est comme un caroussel

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