Incantesimo


Simile a un dio mi sembra quell'uomo

che siede davanti a te, e da vicino

ti ascolta mentre tu parli

con dolcezza



e con incanto sorridi. E questo

fa sobbalzare il mio cuore nel petto.

Se appena ti vedo, sùbito non posso

più parlare:



la lingua si spezza: un fuoco

leggero sotto la pelle mi corre:

nulla vedo con gli occhi e le orecchie

mi rombano:



un sudore freddo mi pervade: un tremore

tutta mi scuote: sono più verde

dell'erba; e poco lontana mi sento

dall'essere morta.



Ma tutto si può sopportare...

Saffo, VII a J.C.

4 ripostes trèès percutantes:

Transit World 15 novembre 2007 à 00:58  

"Ma tutto si può sopportare..."
Sicouro que si!!!!
ce n'est que des nuages qui passent;)

YOYO 15 novembre 2007 à 10:50  

"Ma tutto si può sopportare..."
lo spero per te ;)

mariouma 15 novembre 2007 à 14:36  

@transit, yoyo
:) grazie
tutto e a posto
ho amato questa poesia
non parla di me :)

Roumi 15 novembre 2007 à 23:52  

ah ah... la belle Sapho de Mytilène... je crois bien que c'est l'une des premières poétesses connues de l'humanité, la première en tout cas connue dans le monde méditerranéen. :)
J'adore l'illustration : c'est le portrait peint d'une jeune femme de Pompéi. Ce qui est relativement exceptionnel c'est de représenter une femme comme une personne lettrée, avec le stylet et les tablettes de cire ; généralement la femme aisée est plutôt représentée en train de s'adonner aux soins de son corps, entourée de ses domestiques. Là on a donc quelque chose de plus original et qui fait en fait pendant à la représentation peinte du mari, qui, lui, porte un rouleau contenant des oeuvres de Platon. C'est donc un couple de lettrés où la femme est mis graphiquement sur un pied d'égalité avec son époux à travers la représentation d'activités intellectuelles.

Centre de tri

Compteur

La boîte à tralala

Quelques rêveurs de passage