delirium


je me suis enivrée à ton vin,
à tes regards,
au timbre de ta voix,
à tes mains sur ma peau
et à tes lèvres sur mon cou
et je m'élance et je valse à ne plus m'arrêter,
je tournoie.
je me suis saoulée à ta robe si diaphane
et à ta peau si sombre
à ton goût si inoubliable
et à ta senteur de rose
à tes lèvres conquérantes et à ton arrière-goût âpre.

et je ris à en perdre la tête, je tourne sans m'arrêter
j'ouvre mes bras comme pour embrasser l'immensité
tes bras ne me retiennent plus
mon regard se pose ailleurs
mon esprit s'évade et mes lèvres s'entrouvrent
mon être s'embrase, fiévreux
le sang entremêlé de nectar s'accèlere, se déverse dans mon corps
le sol menace de se dérober sous mes pieds
la lancinante mélodie me hante,
je tournoie, je tourne et m'étourdie,
je m'envole, je suis rythme entêtant, et envouté
le moment devient rituel;
scandé, souhaité, appelé, aimanté,
la terre tourne et je tournoie.

ma tête explose en des milliers de fragments grossiers épars, lumineux et tranchants,
mon sang bat à mes oreilles,
ma peau se découvre, se dénude,
mes yeux convulsent.

tes mains ne m'atteignent plus,
je tournoie et je m'étourdie,
je n'y suis plus,
tes regards hagards ne se posent plus sur moi,
tout est lumière aveuglante,
ta voix me semble si lointaine, venant de très loin peinant à fondre la nébuleuse qui m'entoure,
je tournoie,
tu n'y es plus, tu es le passé,
je suis le Présent, l'Instant,le Moment, l'Evenement
je suis l'Emotion,
tu me saoules.
tu es resté sur le rivage,
tu es collé à tes illusions,
à ta réalité,
à ta vérité absolue,
à tes obsessions,

le courant m'emporte et je m'y enfonce,
la vague déferle,
la lumière me submerge,
les sensations m'envahissent
je me laisse emporter,
tu me sâoules.
tu ne m'enivres plus.
tu es ce que tu es
et je suis ce que je suis.
je me dérobe, je me lasse,
j'en pleure,
je me vide de toi, de tes autres toi,
et je m'étourdie

tu me saoules, et ne m'étourdies plus
tu m'empoisonnes,
tu me rends incapable,
tu me rends triste,
tu me rends malade,
tu me rends aliénée,
et je te vomis,
et je t'abhorre,
et je t'aime, et je finis par te faire un petit coin au fond de moi,
Endors-toi et soulage moi,
étreins-moi.........
........................................
et tu t'endors.

7 ripostes trèès percutantes:

M.o.u.l.i.n 11 novembre 2007 à 07:15  

delirium enivrant

choufli hal 11 novembre 2007 à 08:50  

trés bo poème mariouma , je t' en félicite et le choix de l'image extra!!!
une nouvelle amitié s'annonce pour moi;-), au plaisir de te lire

psynaj 12 novembre 2007 à 17:56  

waw, très beau!
pourcentage de réalité ?

Un ami 12 novembre 2007 à 19:02  

Hmmm des mots tres interessants et tres profonds mais je pense que la personne a qui tu as ecris tout ca ne te merite vraiment pas... Je veux dire...
En tout cas, voyons les choses du bon coté, ce qu'il a du faire t'inspire pour ecrire des mots si forts... :-) donc... Tans pis pour lui et tant mieux pour toi.
Et tu sais, la vie peut nous reserver des surprises auxquelles on ne s'attend pas...

juiftune 13 novembre 2007 à 14:54  

Wawww! ennivrant !! Khayyam peut retourner a ses quatrains !!je préfère cette robe evanescente dans laquelle les ourlets de tes mots nous enveloppent a ses Robes aillate..

mariouma 14 novembre 2007 à 23:25  

@moulin
:)
win hayek?

@choufli hal
merci ça me touche
ravie que cela te plaise
marhba bik à tout moment

@psynaj
ahla bel psy de service :)
merci
toute écriture part d'unn fait réel et d'un vécu. ;)
tout ce que je peux dire, c'est que c'est sorti tout seu, d'un seul coup, du fond des tripes.
j'en suis encore étonnée.

@cher ami
tu as tout faux
ça ne s'adresse pas à une personne en particulier
je t'ai dit et tu sais très bien ce qui m'a réllement inspiré ces mots
:)
je continue à essayer d'etre optimiste.
repasse quand tu veux, tu seras tjs le bienvenu

@juiftune
pauvre omar
je l'adore
j'ai même été amoureuse de lui à un certain moment( je sais, je suis dingue pafois)
j'aime ton expression.
merci d'être passé.
au plaisir. ;)

brastos 19 novembre 2007 à 20:32  

c'est vraiment beau ...

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