histoire de rues (1)

les ballades se transforment parfois en cours d'histoire et un attrait pour des noms de rue ou de plaques sortant de l'ordinaire peut révéler l'historique d' un quartier ou une ville.
au gré du furetage et de la promenade...
à l'origine du nom de cette rue, une population turbulente selon certains sites. je n'ai pu trouver plus d'infos, mais j'en connais un qui va s'en donner à cœur joie et voudra bien éclairer ma lanterne.

aucune info non plus.

ici
bredouille!

idem.

une idée?

Blanche de Castille ou Blanche de Bourgogne ou d'Evreux ? un hôtel du même nom subsiste toujours derrière les manufactures des Gobelins pas très loin de cette rue.

ici

ici
ici
ici
à suivre...

4 ripostes trèès percutantes:

Sam 11 septembre 2008 à 16:14  

et tu connais "nahj ichté" et "nahj il maskouka" ??

mariouma 11 septembre 2008 à 18:16  

pas du tout mais ça ne saurait tarder.
fel bled el3arbi non?

Roumi 12 septembre 2008 à 02:05  

Qui est ce fameux qui va s'en donner à coeur joie ?! :p

Bon ok j'ai compris...

"Rue des mauvais garçons (4e)". cette rue ne fait pas allusion aux homosexuels, aujourd'hui nombreux dans le quartier, mais à une époque plus ancienne, au XVIe siècle, quand des bandits exerçaient dans cette rue. Il y avait une autre rue des Mauvais-Garçons sur la rive gauche de Paris.

"Rue du Renard (4e)".
Elle renvoie à un certain Robert Renard qui possédait une maison à l'entrée de cette rue au XIVe siècle.

"Rue de la Clef (5e)".
Cette clé constituait l'enseigne d'une maison avant de donner son nom à l'ensemble de la rue. C'est en définitive "la rue où se trouve l'enseigne de la Clef".

"Rue du Puits de l'Ermite (5e)".
Comme son nom l'indique cette rue comportait un puits et elle était habitée par Adam l'Ermite qui était un tanneur.

"Rue Gracieuse (5e)".
Elle porte le nom de Jean Gracieuse, un individu qui possédait une maison dans la rue au XIIIe siècle.

"Rue du Pot de fer (5e)". Ce fameux "pot de fer" constituait l'enseigne d'une maison.

"Rue de la Reine Blanche (13e)". Il y a effectivement plusieurs reines qui ont porté le prénom Blanche : Blanche de Castille, épouse de saint Louis, Blanche de Bourgogne, épouse de Charles IV, et Blanche d'Evreux/Blanche de Navarre, épouse de Philippe VI. Il faut aussi penser qu'à l'époque médiévale et moderne, la couleur du deuil de la reine de France est le blanc. L'expression "reine blanche" désigne donc aussi la veuve d'un roi. On peut dire qu'il y a donc une relative ambiguïté à propos du nom de cette rue !

"Rue cloche Perce (4e)"
Cette "cloche Perce", originellement "cloche Percée" était l'enseigne d'une maison. Espérons que cette cloche ne sonnait pas car une cloche percée ou fêlée a un son très vilain !

"Rue du Fer à moulin (5e)"
Ce "fer à moulin" constituait l'enseigne d'une maison ; le fer à moulin ou anille est une pièce métallique utilisée avec les meules à grain.

"Rue Monsieur le Prince (6e)". "Monsieur le Prince" était en France le titre porté par le premier prince du sang, c'est-à-dire l'aristocrate le plus important après les héritiers directs du roi de France. Ce titre fut porté au XVIIe siècle et début du XVIIIe siècle par le prince de Condé... et tiens tiens il avait justement son hôtel particulier débouchant dans cette rue. :)

"Rue Poulet (18e)" : rue percée au XIXe s. sur les terrains d'un certain monsieur Poulet. A côté des noms de rues liés à des personnes célèbres, il y a des noms plus anonymes comme ceux des propriétaires de terrains qui sont évidemment sombré dans l'oubli depuis.

mariouma 12 septembre 2008 à 02:31  

@roumi
merci l'ami ;)

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