Mariouma au ballet






L’un des aspects les plus intéressants de vivre dans une capitale comme Paris réside dans la diversité des activités culturelles proposées. Il ya en a pour tous les gouts, c’est très éclectique, les adeptes de la house seront aussi comblés que les amateurs d’expos, de théâtre, du 7ème art, des bals populaires aux amoureux de la musique classique, des opéras et des soirées clubbing.

Le choix est vaste et les dispositifs mis en place pour l’été sont énormes.

Vendredi soir, alors que mes copains partaient à une soirée chaude au barrio latino (un coin super, l’équivalent du bouddha bar sympa pour s’adonner au chtih latino), j’ai choisi de me taper un ballet classique à la nef du grand Palais près des champs.

Je suis un peu habituée à l’ambiance de ce genre de spectacle depuis mon arrivée à Paris, j’ai déjà assisté à mon premier opéra (il ya une première fois à tout et j’ai même apprécié) et j’étais toute contente de pouvoir assister à un spectacle de danse tant j’aime l’a musique classique et tout ce qui s’y rapporte. Le ballet national de Cuba était à paris en tournée et je n’ai pas voulu rater ça. Il jouait Gisèle, un ballet romantique que j’avais vu à Tunis quand j’avais neuf ans au théâtre municipal.

Billet pas cher, je l’ai acheté au prix étudiant, enfin pas cher par rapport au niveau de vie d’ici mais bon je voulais me faire plaisir, une fois dans la vie.

Le jour j, je mets mes plus jolis vêtements et je m’en vais du coté du grand Palais une petite demi-heure avant le spectacle. Arrivée sur place, le parvis du palais est noir de monde.

Ce qui m’a le plus étonné est l’éclectisme des personnes présentes. La moyenne d’âge variait entre les trentenaires et les middle aged( plus classe et mieux habillés), de plus je voyais bcp de jeunes affluer, alors que les adeptes des opéras auxquels j’ai assisté faisait plus partie du troisième âge et étaient visiblement plus friqués.

La deuxième différence résidait dans le code vestimentaire ; les jeunes et moins jeunes avaient fait très peu d’efforts de toilette, jeans basket, cool quoi. Les plus âgés étaient plus sur leur trente et un.

On rentre, l’endroit est gigantesque, le plafond (si on peut appeler ça comme ça était tout de verre et d’acier). Très joli comme effet. J’en profite pour aller voir une expo de frigo transformés en œuvre d’art avant le show pendant que les autres allaient du coté du bar écouter de la musique latin, salsa and co(ballet nationale de cuba oblige). Il ya avait même quelques courageux qui se sont aventurés sur la piste de danse installée à cet effet.

Bref, un drôle de palais, drôle d’endroit pour un ballet, je m’attendais à un endroit plus classique comme les théâtres et opéras plus traditionnels.

On s’installe enfin et bien sur comme dans tout spectacle, il y avait les riches devant et les plumés et félssin derrière. J’étais pas mal installée pour le prix que j’ai payé. Bonne visibilité mais la scène était un peu loin de moi.

A 21H30 tapante, le ballet commence. Une pure merveille de couleurs, de grâce, de beauté et féerie. On est embarqué dans une histoire d’amour (comme tjs) magnifique ou tout le monde meurt à la fin.

Les tableaux étaient magnifiques et les danseurs excellents. Le plus sympa est que les coulisses étaient partiellement visibles de la ou j’étais donc je pouvais et regarder le spectacle sur scène et celui qui se déroule derrière, une danseuse s’assoie par terre dans un nuages de jupons en train de papoter avec un collègue, des machinistes qui courraient dans tous les sens, un danseur somnolant sur une barre parallèle.

Le ballet dura deux heures. Cela peut sembler emmerdant pour un non adepte mais moi j’ai adoré. Même si l’on n’est pas forcement connaisseur ou du moins amateur, c’était tellement beau à voir que cela valait la peine de rester le cul scotché sur une chaise en plastique à se faire mal aux yeux pour capter les mouvements des danseurs (j’avais encore une fois oublié me lunettes à la maison). le ballet est souvent considéré comme un genre élitiste pourtant

Le spectacle était d’une telle qualité que le public et moi-même n’hésitions pas à applaudir tout le temps ( ythhorli barche menhoum dans l’assistance andhoum 3érk tounsi , ymoutou ala etasfi9).bref, un vrai régal pour les yeux, forcément quand tant de grâce déployée rencontre la beauté du geste. Je ne cessais cependant de penser à tout ce qu’il ya avait derrière comme années de travail fou, de discipline rigoureuse, de travail d’arrache pieds pour avoir un résultat pareil pour être au top niveau.

Cela m’a rappelé mes course mes cours de danse classique quand j’étais plus petite (j’en ai fais au moins sept ans), les souffrances endurées, les pieds en sang à force de travailler et les cris de la prof russe maigre comme un clou et aussi souple et gracieuse qu’à ses vingt ans et elle en avait dépassé les 7O ans qu’on je l’ai connu. Qu’elle repose en paix, j’en ai quand même gardé de bons souvenirs.

Une soirée très réussie, un spectacle de choix et je suis rentrée la tête pleine de jolies images et de rêverie, me rappelant avec nostalgie mes années de danse et me promettant d’aller la prochaine fois au palais Garnier( la Mecque du ballet classique à Paris).

p.s: désolée pour la qualité des photos, on n'avait pas le droit de prendre de photos durant le spectacle et lors du salut final, il n'y avait pas assez de lumière.

4 ripostes trèès percutantes:

Roumi 22 juillet 2007 à 13:40  

Moi aussi je rêve de voir un opéra classique... à l'opéra Garnier. :) Et j'espère alors le faire sans attendre encore des années ! :)

Sinon c'est certain que la "nef" du Grand Palais est un endroit merveilleux ; je l'ai découvert pour la première fois en janvier dernier, en visitant l'exposition sur les Trésors engloutis d'Egypte. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu à Paris une grande exposition présentée à la lumière du jour !!!! Parce que généralement dans les grandes expositions on plonge le visiteur dans le noir ce qui est souvent pénible et absurde. Donc là j'ai vu la luminosité de cette salle et c'était incroyablement beau.

Pour ce qui est de la tenue des spectacles il y a clairement chez beaucoup de jeunes une incapacité à adapter leur tenue aux circonstances et ils ont tendance à adopter une tenue invariable, tenue généralement peu distinguée qui les rapproche plus du poisson emballée dans le papier journal que d'un présent emballé dans un papier cadeau ! C'est avant tout un manque d'éducation qui en est la cause... et cela se solde par une faute de goût car il faut évidemment adapter sa tenue aux circonstances... la tenue c'est (malheureusement) l'apparence et donc elle répond à des codes que l'on doit connaître si l'on veut s'intégrer aux divers groupes sociaux auxquels on est confronté. Exemple : si je suis invité à des réunions ou cérémonies avec des collègues profs ou chercheurs, je mets un costume et une cravate parce que la plupart des autres le font et ils me font d'ailleurs souvent des compliments sur ma tenue en de pareilles circonstances. Donner des cours à l'université en costume et cravate me semble également être la moindre des façons pour marquer son respect à l'institution que l'on représente et qui nous honore de sa confiance... c'est en outre une façon de marquer visiblement l'autorité symbolique, morale et intellectuelle, que l'on doit avoir vis-à-vis des étudiants.
Face à cela, on peut avoir des étudiants en cours à la Sorbonne qui portent un bas de jogging remonté jusqu'aux genoux (j'ai eu ce genre d'étudiants). Il faut aussi parfois leur préciser qu'ils n'ont pas besoin de garder leur casquette parce que c'est inutile (la lumière des néons ne risque pas de leur brûler le cuir chevelu) et que, d'autre part, l'usage veut qu'un homme se découvre quand il entre quelque part. Bon on vit donc dans un monde où la logique et les usages se perdent ! :) C'est un peu décevant et surtout troublant de se sentir déjà en déphasage d'éducation par rapport à des jeunes à peine plus jeunes que nous...

mariouma 22 juillet 2007 à 14:18  

@roumi
je suis d'accord avec toi sur toute la ligne.
j'ai bien aimé le massage sur les jeunes emballés comme du poisson dans du papier journal ;)
hala hassilou
pour l'opéra garnier on va attendre d'avoir des sous, ça coute quand même la peau des fesses mais l'endroit est tellement joli.
pas mal la nef, j'ai été un peu déroutée c'est tout.
aciao.
merci de passer aussi souvent.

cactussa 23 juillet 2007 à 08:22  

ya lila 3la mariouma ki tsawir bisir9a!
ama 3ijbitni 7keyit itasfi9 dhronitha fi genes mte3na wena mafibelich.
sa7a 3lik t3ada jaw 7low.

mariouma 27 juillet 2007 à 20:11  

@cactussa
ech thébni naamél j'avais pas le choix pour les photos
c'etait vraiment très bien comme spectacle
merci d'etre passée :)

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